Se débarasser de son bégaiement – les conseils d’un ancien bègue

Il est nécessaire, pour arriver à vaincre son bégaiement, d’arriver à prendre du recul sur celui-ci, à se détacher du mal qu’il nous fait et à l’envisager sous un angle positif.

C’est ce qui est paradoxal : pour mieux lutter contre le bégaiement, il faut l’aimer, l’accepter, le comprendre, et en faire un force !

Il est beaucoup plus valorisant et efficace de présenter notre bégaiement comme une particularité qui nous donne

des qualités en plus des autres, au lieu de le considérer comme un handicap et de le transmettre de cette manière.

D’ailleurs, objectivement, c’est véritablement le cas : les personnes non bègues n’ont pas à lutter comme nous le faisons nous pour

parler, pour elles, la communication est acquise, tandis que pour nous, chaque mot prononcé est un combat, chaque phrase sortie

est un succès !

Nous sommes beaucoup plus méritants dans la communication que n’importe quelle autre personne, et nous sommes beaucoup plus enclin

à se retrousser les manches pour donner le meilleur de nous même puisque nous le faisons au quotidien, nous savons relever les défis et

les challenges ne nous font pas peur !

C’est ce que j’ai dit à des recruteurs il y a quelques années, en leur parlant de mon bégaiement (c’est moi qui ai abordé le sujet,

ils ne s’en étaient pas spécialement rendu compte, ils pensaient que c’était du stress !) et bien je vous garanti qu’ils m’ont couvert

d’éloges et m’ont annoncés directement mon embauche, alors que d’autres ont du attendre plusieurs jours pour avoir la réponse !

c’est ce qui s’appelle transformer ses “faiblesses” en force, mais ce n’est pas toujours évident. Il faut d’abord en être convaincu soi-même

pour pouvoir l’exprimer de manière crédible. le plus gros du travail est donc dans notre tête, dans notre manière d’appréhender notre

bégaiement.

Alors évidemment, c’est plus facile à dire qu’à faire, mais voici quelques pistes qui vous permettront d’envisager le fait de bégayer de manière plus positive :

Cela vous donne une caractéristique unique (enfin, rare !)

Même si vous ne la maîtrisez pas encore, vous avez une conscience de votre parole et de vos mots beaucoup plus accrue que n’importe qui d’autre.

La mise en place de la moindre stratégie d’évitement/contournement nécessite d’avoir un vocabulaire plus riche que la moyenne, pour pouvoir exprimer la même idée en utilisant des mots différents !

Et plus, vous faites fonctionner votre cerveau beaucoup plus car vous devez à la fois réfléchir à ce vous dites, à comment vous le dites, vous devez anticiper les blocages et gérer ceux qui surviennent, etc..

A chaque fois que vous prenez la parole, vous faites un effort qui vous rend plus méritant que n’importe qui d’autre faisant la même chose.

Vous avez la capacité de vous surpasser pour affronter votre

bégaiement, et le moindre succès vous rend méritant

C’est à vous et à vous seul qu’il appartient d’envisager votre bégaiement de manière positive, comme une force et non une faiblesse. Si vous ne le faites pas, personne ne le fera pour vous ! En agissant ainsi, vous aurez beaucoup plus de facilités à l’assumer, donc moins d’anxiété à vous exprimer, donc plus de fluidité !

En tant qu’ancien bègue, je donne des conseils pour arrêter de bégayer sur mon vidéo blog “Je Bégaie !”, la nouvelle référence web sur le bégaiement. Entrez dans l’ère du bégaiement 2.0 !

Source : Contenu Gratuit / Parler en Public

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Une réaction sur “Se débarasser de son bégaiement – les conseils d’un ancien bègue”

  1. Sekou says:

    Bonjour,je suis étudiant en guinée et je suis bègue. Toute ma vie j’ai lutté contre le regard des autres,ces yeux qui s’ouvrent grand,ces rires moqueurs,et toute l’humiliation qui va avec. Le plus dur,c’est que je ne suis pas apte à me sortir des problèmes,ainsi tout me tombe sur la tête dès que j’ai un malentendu avec quelqu’un. À l’école,bien que je soit de loin le plus studieux,je n’ose pas répondre aux questions posées,même si j’en connais les réponses. En conversation singulier,je m’en sort très bien,mais quand il s’agit de parler à un groupe d’amis,aussi restreint soit-il,je bègue;et les regards inquisiteurs se tournent à nouveaux vers moi. De ce fait,je fuis les conversation,comme la peste;faisant de moi un homme isolé tjrs perdu dans ses songes,ses livres… Demain, je ferai quelque chose de particulier. Je tenterai le tout pour le tout. J’affronterai ma peur,et arracherai le respect des autres. Demain,j’exposerai devant ma classe de 120 élèves d’un thème de géographie. Je ne compte pas réciter pas coeur,comme d’hab,mais tout improviser. Ça peut paraître bête,mais c’est ainsi que je veux me prouver à moi même que je peux réussir. DEMAIN,JE SERAI FACE À MON DESTIN.

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